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copyright by librairie Lafitte 1934

 

 

 

VICTOR, DE LA BRIGADE MONDAINE

 

 

Paraît aux éditions Lafitte en Janvier 1934

 

Extrait

 

A parler franc, lorsque fut rédigée cette note, la renommée de Victor n'excédait pas

le cercle de ses chefs et de ses collègues.

Il fallut pour le mette en évidence, qu'apparût brusquement en face de lui

cet extraordinaire, ce formidable personnage d'Arsène Lupin, qui allait donner

à la ténébreuse affaire des Bons de la Défense, sa signification et son intérêt spécial.

On dirait que les qualités déjà remarquables du vieil inspecteur furent soudain

portées à leur maximum par le prodigieux adversaire que lui opposaient les circonstances.

C'est la lutte sournoise, ardente, implacable, haineuse, qu'il poursuivit,

dans l'ombre d'abord, puis en pleine clarté, et c'est le coup de théâtre inattendu

à quoi cette affaire aboutit, qui, tout en ajoutant encore au prestige de Lupin,

rendirent célèbre dans le monde entier, le nom de Victor, de la brigade mondaine.

 

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D'autres couvertures...

 

         

 

 

Portraits d'Arsène Lupin : l'art du déguisement

 

"Si j'ai travaillé dix-huit mois à Saint-Louis avec le docteur Altier,

ce n'est pas par amour de l'art. J'ai pensé que celui qui aurait un jour

l'honneur de s'appeler Arsène Lupin devait se soustraire aux lois ordinaires

de l'apparence et de l'identité. L'apparence ? Mais on la modifie à son gré.

Telle injection hypodermique de paraffine vous boursoufle la peau,

juste à l'endroit choisi.

L'acide pyrogallique vous transforme en mohican.

Le suc de la grande chélidoine vous orne de dartres et de tumeurs du plus heureux effet.

Tel procédé chimique agit sur la pousse de votre barbe et de vos cheveux,

tel autre sur le son de votre voix" 

(L'Arrestation d'Arsène Lupin)

 Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur

 

"l'automobile de Lupin constituait, outre un cabinet de travail muni de livres,

de papier, d'encre et de plumes, une véritable loge d'acteur, avec une boîte

complète de maquillage, un coffre rempli de vêtements les plus divers,

un autre bourré d'accessoires, parapluies, cannes, foulards, lorgnons,

etc. bref, tout un attirail qui lui permettait, en cours de route, de se transformer

des pieds à la tête" (Le Bouchon de cristal)

 

                                   PORTRAITS

 

Le préfet voit arriver au rendez-vous qu'il lui avait fixé "un homme de taille moyenne,

plutôt mince [...] et que sa physionomie, que son regard, que sa façon de se tenir

et son allure très jeune, permettaient de considérer comme un homme de quarante ans,

bien que certaines rides au coin des yeux et sur le front indiquassent quelques années

de plus" (Les Dents du tigre)

 

"de taille moyenne, il avait une silhouette à la fois mince et puissante.

A l'endroit des biceps les manches de son veston se gonflaient et le torse bombait

au-dessus d'une taille qui était fine et souple" (La Demoiselle aux yeux verts)

 

"un homme encore jeune, si l'on considérait l'expression même de son visage,

ses yeux qui brillaient sous ses lunettes ; mais c'était presque un vieillard

si l'on notait son dos voûté, sa peau sèche comme jaunie à la cire,

sa barbe et ses cheveux grisonnants, toute son apparence brisée,

hésitante, maladive" (813)

 

"son âpre figure, son air peu aimable, sa peau rugueuse, ses tempes grisonnantes,

bref cet ensemble revêche d'ancien adjuvant de cavalerie qui aurait dépassé

la cinquantaine, et qui chercherait à faire de l'élégance avec des vêtements

trop ajustés et sentant la confection" (Victor de la brigade mondaine)

 

"C'était un homme jeune, au visage énergique, aux longs cheveux blond et

dont la barbe, un peu fauve de nuance, se divisait en deux pointes courtes.

Son costume rappelait le costume sobre d'un prêtre anglais, et toute sa personne,

d'ailleurs, avait quelque chose d'austère et de grave qui inspirait le respect"

(L'Aiguille creuse)

 

"ayant arrangé vivement sa tête devant une glace, à l'aide de quelques mixtures

qui changeaient plutôt son expression que son visage,

il passa dans la pièce voisine..." (la barre y va)

 

"Jim Barnett  passa un instant dans l'arrière-salle [...]

et il eut l'audace impertinente de revenir, le visage enduit de gras

qu'il essuyait au fur et à mesure, ainsi qu'un acteur qui se démaquille.

Une autre figure apparut ainsi, plus jeune, avec une peau fraîche et saine"

(L'Agence Barnett et Cie)